20 mai 2007

Sarkozy vu par les animaux

http://www.dailymotion.com/video/x1tvel_sarkozy-vu-par-le...

Et oui même les animaux ont un avis !

Koucher un CDD pour 5 ans ou un CPE avec periode d'essaie ?

medium_nouveau_gouvernement_bernard_kouchner_n_est_plus_membre_du_parti_socialiste_resize_crop320par220_1_.jpgOn peut dire qu'il a décroché le gros lot le french doctor. A 67 ans on lui offre un magnifique job pour une durée de 5 ans maxi. Quelle opportunité !

Il n'a rien à perdre ce bonhomme puisqu'il n'a jamais eu de légitimité au sein du PS, puisque son idée de rénover vers le centre et de faire une social-démocratie a toujours été balayée. Il fait parti de ces hérétiques au PS, de ces gens un peu marginaux qui prônent le social-libéralisme. 

 "Ouvrez les yeux camarades" écrivait il dans une tribune parue dans le Nouvel Observateur en juin 2006. Et oui, il lançait déjà des appels et tiraient les sonnettes d'alarmes.  A la fin de sa tribune il écrit: "Notre monde a changé, nous ne l’avons pas vu, et il nous réclame. Reprenons le flambeau, ouvrons les yeux, osons nous adapter, osons la gauche. Encore un effort, camarades, et nous serons vraiment sociaux-démocrates ou, si le mot vous choque, novateurs, progressistes et vainqueurs ! "

 

Et non Bernard la gauche n'a pas su innover, progresser dans ton sens et gagner.  Mais est ce une bonne chose que de tourner sa veste aussi rapidement ?  Alors que quelques semaines en arrière il fustigeait Sarkozy et lui reprochait d'être un homme qui "n'éprouve aucune honte à pêcher dans les eaux de l'extrême droite".  Kouchner cet artisan de mai 68 que Sarkozy promet d'éradiquer.  On nage en pleins paradoxes. Tout cela donne une mauvaise image de la politique, démontre l'opportunisme de certains. 

Mais quel avenir pour cet homme de gauche au gouvernement conservateur de Sarkozy ? Va t-il être un pantin, une marionnette articulée par Nicolas Sarkozy ?

Objectif: 1 MILLION DE SIGNATURES POUR LE DARFOUR

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EUROPETITION D'URGENCE aux chefs de gouvernements
et aux institutions de l’Union européenne
pour l’envoi immédiat d’une force de protection internationale au Darfour.

Initiative coordonnée par le Collectif Urgence Darfour (www.urgencedarfour.com)

A Mesdames et Messieurs les chefs de gouvernement des États membres de l’Union européenne,
A Monsieur José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne,
A Monsieur Javier Solana, Haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune

Nous, citoyens français et européens, ne pouvons rester plus longtemps indifférents et passifs face à la véritable guerre contre les civils qui se déroule actuellement au Darfour, dans l’ouest du Soudan.

L’armée soudanaise et les milices janjawids ont massacré par villages entiers, principalement en raison de leur identité « africaine noire », leurs concitoyens fours, massalits, zaghawas… qui constituent la majorité des six millions d’habitants du Darfour.

Certains parlent du premier génocide du XXIe siècle.


Déjà 400 000 hommes, femmes et enfants innocents sont morts. Des dizaines de milliers de personnes ont été violées, torturées et terrorisées. Plus de deux millions et demi d’autres ont été chassées de chez elles. Chaque heure, chaque jour, le nombre de victimes augmente !

L ’ONU a qualifié les exactions commises contre les populations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, et a saisi la Cour pénale internationale.

L’action humanitaire est intentionnellement entravée par le gouvernement soudanais: des ONG ont ainsi été obligées de suspendre leurs programmes et de quitter la zone, quand elles n’ont pas été tout simplement expulsées.

Aujourd’hui selon les observateurs des Nations unies, plus de deux millions et demi de réfugiés ou personnes déplacées n’ont pas ou plus accès à l’aide internationale et sont désormais exposés à la mort par malnutrition et maladie
.

Cette situation insupportable qui perdure au Darfour déstabilise encore plus cette région déjà fragilisée et aggrave d’autres désastres humanitaires au Tchad et en République centrafricaine.

En quatre ans, dix résolutions ont été votées par les Nations unies sans aucun résultat concret sur le gouvernement de Khartoum.

En décembre dernier, au moment de quitter ses fonctions, Kofi Annan reconnaissait que le Darfour était le plus grave échec de l’ONU de ces dernières années.


Chaque minute coûte la vie à davantage d’innocents.

Mesdames, Messieurs, comme l’a demandé le Parlement européen dans sa résolution du 15 février 2007 votée à l’unanimité, vous devez agir maintenant !

En droite ligne avec la résolution 1706 du Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats européens doivent envoyer immédiatement une force d’interposition ayant pour mandat de :

  protéger effectivement les populations d’un massacre généralisé
  mettre en place des corridors humanitaires sécurisés permettant aux organisations humanitaires d’accéder à l’ensemble des populations nécessitant une aide vitale ;
  déférer devant la Cour pénale internationale tous les individus inculpés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

D’autre part, il faut :

  établir une zone d’exclusion aérienne sur tout le Darfour ;
  appliquer des sanctions ciblées, conformément à la dernière résolution du Parlement européen ;
  favoriser les conditions d’un véritable accord de paix entre toutes les parties, permettant aux populations déplacées ou réfugiées de retourner sur leurs terres en toute sécurité.


Il est du devoir de l’Europe d’intervenir aujourd’hui et d’exercer sa responsabilité de protéger.

 

Pour signer la pétition, cliquez ici : http://www.europetition-darfour.fr/europetition_fr_v2/sig... 

19 mai 2007

Nicolas Sarkozy, un Président élu par le troisième voire quatrième âge !!

Sarkozy président de la république ! Il y a encore quelques mois cela était inconcevable à mes yeux.

Et bien SI ! Non Imouna tu ne rêves pas, tu ne cauchemardes pas plutôt ! Pincez moi voir ! Si si il est président de la république française.

Qui l'a élu ?  C'EST PAPY MAMY ! Bah oui il a été élu grace aux votes des seniors. Une étude IFOP montre que le candidat de l’UMP n’est majoritaire que chez les électeurs âgés de 65 ans et plus, où il remporte 75% d’intentions de vote. Dans toutes les autres tranches d’âge, c’est Ségolène Royal qui l’emporte.

Regardez bien, vous allez comprendre :

Ventilation par classe d’âge du vote Royal
-  18/24 ans 53%
-  25/34 ans 54%
-  35/49 ans 56%
-  50/64 ans 51%
-  65 ans et plus 25%

Voila donc une réalité sociologique inattendue. C’est le vieillissement de la population qui tire le corps électoral français vers la droite.

Loin d’être le candidat du travail et des forces vives comme son discours volontariste semble l’affirmer, Nicolas Sarkozy serait en fait celui de l’inquiètude et des peurs ressenties par une population vieillissante, devant une modernité qui la bouscule et qu’elle refuse"  Son discours sécuritaire a bien marché !

Vraiment pas cool les seniors !!!!

Come back...

Après une longue absence je suis de retour pour commenter, analyser l'actualité du haut de mes 20 printemps.

Actuellement en vacances j'en profite pour rédiger quelques notes.

Bonne lecture à vous....

Imouna

21 mars 2006

Climat social

Blocus dans les lycées, les facultés..... Mouvement de grèves important dans la fonction publique, ouvriers en colère.... Le CPE a l'avantage de réunir toutes les tranches d'âges, toutes les catégories socio-professionnelle. Tous unis pour un même combat avec chacun ses revendications car le succès de ces manifestations résultent d'un profond malaise qui s'instaure dans le pays et qui touche tout le monde.  Désormais la lutte va s'amplifier, une révolution à proximité ? Je ne sais pas..... en tout cas j'attends de voir la manif de Mardi prochain ce que ça va donner. 

Lutte contre le chômage !

Beaucoup de personnes m'ont posé la question, à savoir que faut il faire en matière de lutte contre le chômage et notamment des jeunes. Chacun sait qu'il n'y a pas de solution miracle ou de baguette magique qui permet d'éradiquer ce fléau. Et ce n'est surtout pas en remettant en cause notre système social et notre code du travail qu'on constatera une baisse.

Certains au PS comme Montebourg, préconise l'instauration de quotas dans les entreprises les plus cotés en bourse. Un employeur sera donc contraint à embaucher un certain nombre de jeunes.

Martine Aubry, elle, défends son projet EVA, pour «entrée dans la vie active». Le dispositif consiste à proposer aux 18-25 ans, étudiants, en recherche d'emploi ou salariés précaires, une indemnisation mensuelle. Dans la philosophie d'Aubry, cette proposition, encore à l'étude, répond à la revendication exprimée depuis des années par la branche jeune du PS d'une «allocation autonomie». «Universelle» dans son principe, son montant pourrait varier en fonction de l'âge, du revenu des parents ou de la situation du jeune concerné (en cours de formation, au chômage, employé à temps partiel, emploi à temps plein mais peu rémunéré...).Outre cette nouvelle allocation, les jeunes bénéficieraient aussi de droits à une formation qualifiante pour valider les acquis de leurs expériences professionnelles. Et pourraient s'appuyer sur un «parrain» pour assurer leur suivi... En face de ces droits, Martine Aubry impose «des devoirs» au jeune indemnisé : obligation de suivre une formation, recherche d'insertion... Elle intègre aussi dans ce chapitre le fameux «service civil obligatoire» dont se sont emparées droite et gauche.

 

Tous ces projets ont l'air pertinent et bien plus intéressant, pour un jeune, qu'un CPE..

03 février 2006

Manifestion

J'appelle les lycéens et étudiants de Mulhouse à venir manifester ensemble le Jeudi 23 mars contre le Contrat Première Embauche à 14h30 devant la place de la Réunion à Mulhouse.

Venez nombreux car notre avenir est en jeu. Nous devons faire pression sur le gouvernement et cessez ces mesures toutes aussi désobligeantes les unes que les autres.

Le retour

Me voilà de retour, mon blog est re-ouvert, dans une période très riche en évenement politique.

Voilà bonne lecture à vous.

05 mai 2005

« Nous sommes les indigènes de la République !... » Appel pour les Assises de l’anti-colonialisme post-colonial.

Discriminés à l’embauche, au logement, à la santé, à l’école et aux loisirs, les personnes issues des colonies, anciennes ou actuelles, et de l’immigration post-coloniale sont les premières victimes de l’exclusion sociale et de la précarisation. Indépendamment de leurs origines effectives, les populations des « quartiers » sont « indigénisées », reléguées aux marges de la société. Les « banlieues » sont dites « zones de non-droit » que la République est appelée à « reconquérir ». Contrôles au faciès, provocations diverses, persécutions de toutes sortes se multiplient tandis que les brutalités policières, parfois extrêmes, ne sont que rarement sanctionnées par une justice qui fonctionne à deux vitesses. Pour exonérer la République, on accuse nos parents de démission alors que nous savons les sacrifices, les efforts déployés, les souffrances endurées. Les mécanismes coloniaux de la gestion de l’islam sont remis à l’ordre du jour avec la constitution du Conseil français du Culte Musulman sous l’égide du ministère de l’Intérieur. Discriminatoire, sexiste, raciste, la loi anti-foulard est une loi d’exception aux relents coloniaux. Tout aussi colonial, le parcage des harkis et enfants de harkis. Les populations issues de la colonisation et de l’immigration sont aussi l’objet de discriminations politiques. Les rares élus sont généralement cantonnés au rôle de « beur » ou de « black » de service. On refuse le droit de vote à ceux qui ne sont pas « français », en même temps qu’on conteste « l’enracinement » de ceux qui le sont. Le droit du sol est remis en cause. Sans droit ni protection, menacées en permanence d’arrestation et d’expulsion, des dizaines de milliers de personnes sont privées de papiers. La liberté de circulation est déniée ; un nombre croissant de Maghrébins et d’Africains sont contraints à franchir les frontières illégalement au risque de leurs vies.


La France a été un Etat colonial...


Pendant plus de quatre siècles, elle a participé activement à la traite négrière et à la déportation des populations de l’Afrique sub-saharienne. Au prix de terribles massacres, les forces coloniales ont imposé leur joug sur des dizaines de peuples dont elles ont spolié les richesses, détruit les cultures, ruiné les traditions, nié l’histoire, effacé la mémoire. Les tirailleurs d’Afrique, chair à canon pendant les deux guerres mondiales, restent victimes d’une scandaleuse inégalité de traitement.


La France reste un Etat colonial !


En Nouvelle Calédonie, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Polynésie règnent répression et mépris du suffrage universel. Les enfants de ces colonies sont, en France, relégués au statut d’immigrés, de Français de seconde zone sans l’intégralité des droits. Dans certaines de ses anciennes colonies, la France continue de mener une politique de domination. Une part énorme des richesses locales est aspirée par l’ancienne métropole et le capital international. Son armée se conduit en Côte d’Ivoire comme en pays conquis.


Le traitement des populations issues de la colonisation prolonge, sans s’y réduire, la politique coloniale

Non seulement le principe de l’égalité devant la loi n’est pas respecté mais la loi elle-même n’est pas toujours égale (double peine, application du statut personnel aux femmes d’origine maghrébine, sub-saharienne...). La figure de l’« indigène » continue à hanter l’action politique, administrative et judiciaire ; elle innerve et s’imbrique à d’autres logiques d’oppression, de discrimination et d’exploitation sociales. Ainsi, aujourd’hui, dans le contexte du néo-libéralisme, on tente de faire jouer aux travailleurs immigrés le rôle de dérégulateurs du marché du travail pour étendre à l’ensemble du salariat encore plus de précarité et de flexibilité.


La gangrène coloniale s’empare des esprits

L’exacerbation des conflits dans le monde, en particulier au Moyen-Orient, se réfracte immédiatement au sein du débat français. Les intérêts de l’impérialisme américain, le néo-conservatisme de l’administration Bush rencontrent l’héritage colonial français. Une frange active du monde intellectuel, politique et médiatique français, tournant le dos aux combats progressistes dont elle se prévaut, se transforme en agents de la « pensée » bushienne. Investissant l’espace de la communication, ces idéologues recyclent la thématique du « choc des civilisations » dans le langage local du conflit entre « République » et « communautarisme ». Comme aux heures glorieuses de la colonisation, on tente d’opposer les Berbères aux Arabes, les Juifs aux « Arabo-musulmans » et aux Noirs. Les jeunes « issus de l’immigration » sont ainsi accusés d’être le vecteur d’un nouvel anti-sémitisme. Sous le vocable jamais défini d’« intégrisme », les populations d’origine africaine, maghrébine ou musulmane sont désormais identifiées comme la Cinquième colonne d’une nouvelle barbarie qui menacerait l’Occident et ses « valeurs ». Frauduleusement camouflée sous les drapeaux de la laïcité, de la citoyenneté et du féminisme, cette offensive réactionnaire s’empare des cerveaux et reconfigure la scène politique. Elle produit des ravages dans la société française. Déjà, elle est parvenue à imposer sa rhétorique au sein même des forces progressistes, comme une gangrène. Attribuer le monopole de l’imaginaire colonial et raciste à la seule extrême-droite est une imposture politique et historique. L’idéologie coloniale perdure, transversale aux grands courants d’idées qui composent le champ politique français.


La décolonisation de la République reste à l’ordre du jour !


La République de l’Egalité est un mythe. L’Etat et la société doivent opérer un retour critique radical sur leur passé-présent colonial. Il est temps que la France interroge ses Lumières, que l’universalisme égalitaire, affirmé pendant la Révolution Française, refoule ce nationalisme arc-bouté au « chauvinisme de l’universel », censé « civiliser » sauvages et sauvageons. Il est urgent de promouvoir des mesures radicales de justice et d’égalité qui mettent un terme aux discriminations racistes dans l’accès au travail, au logement, à la culture et à la citoyenneté. Il faut en finir avec les institutions qui ramènent les populations issues de la colonisation à un statut de sous-humanité.


Nos parents, nos grands-parents ont été mis en esclavage, colonisés, animalisés. Mais ils n’ont pas été broyés. Ils ont préservé leur dignité d’humains à travers la résistance héroïque qu’ils ont mené pour s’arracher au joug colonial. Nous sommes leurs héritiers comme nous sommes les héritiers de ces Français qui ont résisté à la barbarie nazie et de tous ceux qui se sont engagés avec les opprimés, démontrant, par leur engagement et leurs sacrifices, que la lutte anti-coloniale est indissociable du combat pour l’égalité sociale, la justice et la citoyenneté. Dien Bien Phu est leur victoire. Dien Bien Phu n’est pas une défaite mais une victoire de la liberté, de l’égalité et de la fraternité !

Pour ces mêmes raisons, nous sommes aux côtés de tous les peuples (de l’Afrique à la Palestine, de l’Irak à la Tchétchènie, des Caraïbes à l’Amérique latine...) qui luttent pour leur émancipation, contre toute les formes de domination impérialiste, coloniale ou néo-coloniale.


NOUS, descendants d’esclaves et de déportés africains, filles et fils de colonisés et d’immigrés, NOUS, Français et non-Français vivants en France, militantes et militants engagé-es dans les luttes contre l’oppression et les discriminations produites par la République post-coloniale, lançons un appel à celles et ceux qui sont parties prenantes de ces combats à se réunir en Assises de l’anti-colonialisme en vue de contribuer à l’émergence d’une dynamique autonome qui interpelle le système politique et ses acteurs, et, au-delà, l’ensemble de la société française, dans la perspective d’un combat commun de tous les opprimés et exploités pour une démocratie sociale véritablement égalitaire et universelle.


Le 8 mai 1945 , la République révèle ses paradoxes : le jour même où les Français fêtent la capitulation nazie, une répression inouïe s’abat sur les colonisés algériens du Nord-Constantinois : des milliers de morts !


Le 8 mai prochain, 60ème anniversaire de ce massacre, poursuivons le combat anticolonial par la première Marche des indigènes de la République !


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